Fragments de Brume

Un grand psycho-bordel avec des trucs nazes dedans.

19 mai 2009

L’amour électrique

I

L’impossibilité de se concentrer
L’obsession de vouloir la fixer
La dévorer du regard
Tout en évitant de croiser le sien
Elancée sur ses talons
Respirer ce moment ailleurs que le long
De ce récurrent quai de gare.

Une scène au refrain déjà connu
Moitié ivre de doux sentiments
S’approcher d’elle fut déraisonnable
Mon corps s’est invité dans la bouche mécanique,
Elle faisait semblant de ne pas m’avoir vu
Me laissant naviguer au milieu des milles vents
Pour enfin en sortir quelques mots prononçables
Elle portait sur elle une beauté inexprimable
Je restai attaché à sa présence immanquable
Ce fut l’amour électrique.

Ces heures passées à déambuler
Aux lueurs de la jeunesse et de la naïveté
Milles choses que tu m’as fait promettre
Et les longues discussions devant la fenêtre.
Ce printemps fut ensoleillé,
Comme le sol où tu aimais t’écraser.

II

Une symbiose quasi-parfaite
Je revis et plus rien ne m’arrête
Des envies et des projets pleins en tête,
Son charme transparaît sur ses cheveux parfois ondulés,
Sa présence devenue de première nécessité
Son sourire faussement caché et gêné
En devient ma substance que nul ne peut refuser.

Le cœur bien alimenté et la raison accrochée
J’ai essayé de lui montrer mes plus belles qualités
Il faut avouer qu’il persiste une peur
Celle d’exister à une différente hauteur.

Mais sur le lit maltraité
Elle me dit qu’elle m’aime jusqu’à en crever
Alors tout va bien aller,
Tout va bien se passer,
Tout va persister,
Son regard passionné,
Son corps à admirer,
Nos amours s’embraser
Pour petit à petit s’enflammer.

III

Parfois elle a essayé de me l’avouer
L’impression que l’intensité a diminuée
Que je cache des quartiers non éclairés
Il n’y a jamais rien d’assez démesuré
Pour qu’une soirée je puisse la réconforter

Parfois ce regard comme si j’étais étranger
Dans ses yeux il y a cette part de vérité
Convenir que des êtres altérés
Ne pourront y parvenir
Néanmoins nous avons excessivement accumulé
Ces souvenirs qu’elle veut maudire
Et ces maux que je n’ose ni  dire ni écrire.

Elle me dit qu’elle m’aime jusqu’à en crever
Tout va bien se passer,
Tout va s’électrifier,
Tout va dérailler,
Tout va s’étouffer,
Tout va éclater
Tout va succomber,
Nos noms vont s’effacer,
Et je prierais pour qu’elle puisse m’écouter.

L’obsession de vouloir la fixer
Insensiblement oublier de la convoiter
Ne plus jamais la désirer pour finalement la repousser,
Je chercherais bien à remémorer toute évocation
Cette longue affection au milieu d’une invocation
À prononcer au passé car déjà oublié.

Je persiste à sauvegarder cet espoir
De faire revivre cette conscience à la gloire
De pouvoir recroiser ces regards
Comme jadis être aussi bavard
Et habiter un printemps moins noir

Je suis définitivement électrocuté
Nous en avons abusé, nous l’avons consommé,
Jusqu’à en être presque dégoûté.
C’est l’amour électrique,
Qui s’éteint au milieu des paroles cyniques et colériques.

Posté par _HK_ à 16:16 - Des-Mots-D'âme - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    As-tu un éditeur ? Enfin cela serait intéressant... Car, tu as franchement un talent pour ce genre de poésie.

    Posté par Andy, 21 mai 2009 à 21:18
  • Merci mais je suis pas sûr que ça intéresserait un éditeur, ou je vois mal quelqu'un payer pour lire mes poèmes

    Posté par HK, 21 mai 2009 à 21:34

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