24 août 2009
En vain – Des veines
J’ai les doigts qui tremblent
L’écriture hésitante sous la
plume
La feuille vierge doit se remplir
de faits
La tâche serait moins douloureuse
Si l’encre ne provenait pas
directement de mes veines.
Le
parquet grince comme jamais
Les murmures
ne semblent pas s’arrêter
Une
vision d’horreur qui se dessine
Mon
esprit est en cage et la rationalité est en plein spleen.
Ce
couloir semble si long qu’on n’en voit pas la fin
Les murs
vivent comme de la chair
Il n’y a
nulle part où poser ses mains
Chaque
parcelle semble vouloir me faire taire.
Entre
dégout et attirance
Atmosphère
chaotique et architecture délabrée
Pourriture
d’égouts et magnificence
Des
vieilles peines à déterrer
La
réalité rejoint chaque croyance
Quelques
affaires à régler.
Exploration
des recoins enfouis et angoissants
Un trou
dans la tête et les réalités qui vacillent
Flou et
démesure, le doute subsiste
Sur sa
robe de soirée des tâches de sang
Des
images qui vous violent les pupilles
Le
courage se meurt et laisse l’errant absentéiste.
Viendras-tu
me chercher dans ces profondeurs ?
Une
invitation pour une âme sans peur
Chacun
contient un visage à écorcher, déchirer, torturer.
















