30 mars 2009
Salon des vins des vignerons indépendants
Qu'il fut dur de se motiver un dimanche après midi à traverser paris pour affronter une foule en recherche du meilleur nectar ! Et oui j'aurais pu passer ma journée à glander (comme tous les dimanches en gros) mais un événement m'attirait assez pour me bouger un peu : le salon des vins des vignerons indépendants (oui oui je vous entend au fond : Alcoolo !!). Au programme des dizaines et des dizaines de vignerons au label d'indépendant viennent à ce rendez-vous à l'espace champerret de Paris pour vous faire déguster leurs crus. Je suis arrivé les mains vides puis ressorti avec 50 euros de vins sur moi, au final j'ai maintenant de bonnes petites bouteilles à déguster dont un gewurztramminer, un crémant d'alsace rosé (difficile à trouver), du cabernet d'anjou, un excellent jurançon et un délicieux et très gouleyant sancerre. Dommage pour les rouge... ça sera pour la prochaine fois. Le salon est plutôt sympathique, l'entrée est à 6 euros et 3 euros pour les étudiants etc, on regrette quand même que l'événement ne soit pas mieux organisé, on aurait aimé un regroupement par région parce que si comme moi vous visez des appelations en particulier vous n'êtes pas sortis d'affaire. Pensez également à manger ailleurs sinon vous devrez soit sucomber aux saucissons secs qui pendent et vous narguent (ce qui n'est pas forcément désagréable)... ou ... les sandwichs à 7,50 euros :p.
Site web : ici
27 mars 2009
Une histoire de vin
de Rickways
De cette vigne douce sur cette terre aride
Me présentant ses grappes à mon palet avide
Je cueille quelques fruits pour séduire mes envies
Et laisse couler ce jus sur ma douceur de vie.
De ces billes rougeâtres naîtra prochainement
Une boisson des dieux, un vin qui lentement
Prendra par les années un tanin délicat
Qui nous délectera tout au long d'un repas.
Ce délice des dieux qui parcoure les temps
Dans cette France riche des plaisirs de la table
Nous lui rendons honneur des traditions d'antan
Car en moi ces souvenirs resteront agréables...
19 mars 2009
Onirique
Je crois que tout le monde a plus ou moins un rêve récurrent, j'en ai eu quelques uns durant ma vie dont un assez spécial qui relève plutôt du cauchemar. Je pensais m'en être débarrassé, un rêve que je fais depuis peut être une dizaine d'année, et que j'ai refait très récemment. Le plus étrange est le lieu du rêve : mon ancien appartement, dont j'ai pas remis les pieds depuis près 7 ans. J'ai pas de psy dans la poche pour lui demander son avis mais je suis curieux d'en connaître la signification, je suis certain qu'il y en a une. Tout ça pour dire que ça m'a inspiré mon dernier poème, un de mes plus grands (par la taille et par la médiocrité), sur fond de musique de Silent Hill...
Onirique – le fantôme derrière ma porte
I
Il est tard pour tout le monde,
Les paupières rapidement en tombent,
C’est l’entrée d’un nouveau royaume
Où milles choses sont possibles à la fois
Où l’imaginaire est roi
Tout comme les frayeurs cachées et mal enfermées,
Comme le prophète ensanglanté, torturé,
Au fond du lit il y a une porte qui t’arrachera par les paumes.
Bienvenu dans le monde onirique
Dans lequel chacun se parle à lui-même,
Où se réveillent les récurrences mécaniques
Ses rouages vous appellent en sa vision extrême.
II
Le corps ne perd pas totalement ses sens
Mais voyant son âme plonger dans un précipice
Une fatalité de l’absence de défense
Sensations altérées…toucher impacté…odorat absorbé
L’ouïe décuplée, stridente aux moindres chocs,
Et comme un goût de déjà vu.
De l’extérieur tout est noir,
Il semble m’avaler, il m’attire du fond du couloir,
Un long chemin qui ne finit jamais
Chaque nuit pas à pas il faut y marcher.
Et puis chacun y succombe
En un instant la conscience qui tombe
L’inconnu qui crie victoire,
De milles fleurs aux milles cadavres
Je sais ce qu’il me réserve ce soir
Je hais tout ce qu’il me fait voir
Je hais tout ce qu’il me fait croire
Je hais ce lieu sans échappatoire.
III
L’atmosphère est si pesante
L’air habité par des âmes errantes,
Tout cela sans que je puisse l’expliquer
Tout cela sans que je puisse l’empêcher.
Autrefois j’habitais cette résidence
J’y garde quelques souvenirs d’enfance,
Ni trop bons, ni trop mauvais,
Ni trop longs, ni trop effacés…
Ce chemin peu éclairé pour rentrer
Les murs vieillots et parfois humides
Il n’y a qu’un long couloir à traverser
Et un escalier au tapis d’un teint livide
La poussière accentue sa vieillesse
Le bois craque et se déchire
En se penchant avec le plus grande délicatesse
Vous entendrez des rires.
Elle se place dans les poumons
La gorge s’assèche et le mutisme se gagne
En se penchant sur l’escalier escargot
Vous n’entendez plus un mot
Nul ne vous accompagne
Dans votre dos la présence se fond
Il n’y a jamais eu personne
Juste les fantômes qui vous espionnent.
Je me dépêche d’ouvrir la porte
C’est le moment tant attendu
Je le sais sans pouvoir l’expliquer
Il attend patiemment pour pouvoir entrer.
Soulagé d’avoir cru pouvoir m’en débarrasser
Mon geste habituel a créé une intrusion
Le passager murmure dans ma tête
Je me suis moi-même emprisonné de la sorte
Là où je pensais être à l’abri des intrus
Tout mon édifice qui est corrompu.
Je sens sa présence invisible
Je me bats contre une force intangible
Mais je suis seul dans mon habitation
Faible, jeune, et sans protection.
L’angoisse arrive à me succomber,
La raison n’a d’autre choix que de céder.
J’ouvre excessivement l’entrée
Afin de m’engouffrer dans les escaliers
Le plus vite possible, il ne faut se faire attraper !
Je fuis jusque dans la rue
Là où la torture n’agit plus.
Je rebrousse chemin pour retrouver le foyer.
Le même couloir à sillonner
Motivé par l’espoir d’être débarrassé
Mais les sons étranges s’accentuent
Cette scène je l’ai déjà tant vécu
Elle se réitère sans cesse
Mécaniquement je répète la même maladresse
Au fond de moi je le sais
Que cela ne cessera jamais
Car on ne peut fuir ce qui vous poursuit
Je ne peux le toucher ni m’en débarrasser,
Il subsiste là où je suis.
Il y a un fantôme derrière ma porte
Il ne me quitte que quand l’illusion onirique redevient morte
Une vision qui m’empêche de crier
Sans que je puisse l’expliquer
Il revient sans cesse me hanter
Sans que je puisse vous l’expliquer.
12 mars 2009
Citation du jour 5
"La pauvreté c'est acceptable, l'appauvrissement par contre c'est grave."
07 mars 2009
J'ai testé... les dégustations de vin10vin
En cherchant des dégustations de vin sur Paris j'ai trouvé le site Internet vin10vin.com qui organise une dégustation thématique une fois par mois. Je me suis lancé et pour la première je me suis inscrit à Bordeaux vieux millésimes et blancs d'Alsace... que de réjouissances ! La soirée se passe dans une galerie du 3ème arrondissement, en arrivant nous faisons connaissance avec le sympathique gérant du site que j'appellerais le "Monsieur à la chemise léopard". Nous commençons tout logiquement à remplir nos verres de blancs Alsaciens, certains secs et d'autres légèrement sucrés. Ma surprise de la soirée vient d'ailleurs d'une jeune (2008) gewurztraminer très parfumé et fruité. Entre deux morceaux de pain aux fruits secs nous passons à des rouges légers sous le cépage du pinot noir. La préférence vient ici d'un très bon Sancerre et bien sûr d'un Givry 1er cru. Un peu plus tard c'est au tour du fameux Bordeaux vieux millésime, en effet le château de Roquebrune (Lalande de Pomerol) était proposé dans 4 millésimes différents : 2007, 2005, 1996 et 1979 ! Ce vin à dominante de Merlot est plutôt souple et boisé, le 1979 est par contre beaucoup plus costaud, un plat de viande rouge aurait certainement été mieux que les conditions de la dégustation.
Après 16 verres et la tête qui commence sérieusement à tourner je met fin à ma tournée, à essayer et même réessayer si on aime un minimum le vin. Seul bémol, on aurait aimé avoir plus d'informations sur les différents vins.
Les dégustation coutent 10 euros/personne sur inscription.
















